
Titre
Longtemps, j’ai cru que j’étais trop...
Depuis que je suis petite, j’ai toujours senti que je n’étais pas comme les autres.
Je ne réagissais pas comme eux.
Je ne pensais pas comme eux.
Je ne ressentais pas comme eux.
Je riais trop fort.
Je ressentais trop fort.
Je percevais les gens. Les ambiances.
Les tensions dans une pièce avant même qu’un mot ne soit prononcé.
Et autour de moi, j’avais l’impression que personne ne vivait les choses avec cette intensité-là.
Alors j’ai appris à me taire.
J’ai appris à faire semblant.
À m’adapter.
À lisser ce que je ressentais pour ne pas déranger. Pendant longtemps, j’ai essayé d’être “comme tout le monde”.
🌙 Le trop-plein
Quelques années avant la naissance de ma fille, tout a débordé.
Je ne pouvais plus contenir.
J’étais en surcharge émotionnelle permanente.
Je pétais les plombs. Je passais de l’hyper contrôle à l’explosion.
Et je ne comprenais pas pourquoi.
Je me demandais ce qui n’allait pas chez moi.
🌿 Le jour où j’ai compris
J’ai fini par faire des tests.
Ils ont confirmé ce que je ressentais depuis toujours :
Être hypersensible.
Et même HPE.
Je n’aime pas trop ce terme.
Parce qu’il met dans une case, alors ue e suis plus complexe que cela.
Mais ce jour-là, ça m’a soulagée.
Parce que j’ai compris une chose essentielle :
Je n’étais pas folle.
Je n’étais pas instable.
Je n’étais pas “trop”.
Ce que je ressentais était réel.
Et surtout… légitime.
✨ Ce que l’hypersensibilité m’a appris
Elle m’a appris que mon système nerveux a besoin de douceur.
Que mon énergie a besoin de cadre.
Que mon cœur a besoin d’espace.
Elle m’a appris que ressentir fort n’est pas une faiblesse. C’est une capacité.
Une capacité qui demande de la conscience.
De la régulation.
Et beaucoup de respect envers soi-même.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à être moins. J’ai appris à être juste.
🌙 En paix avec ça
Je ne suis pas trop.
Je suis sensible à la vie.
Aux nuances.
Aux vibrations invisibles.
Et au lieu d’essayer de me normaliser,
j’ai appris à m’écouter.
Peut-être que l’hypersensibilité n’est pas un excès.
Peut-être que c’est une finesse.
Et peut-être que le vrai travail n’est pas de la réduire… mais d’apprendre à l’habiter.